Yoga Eghezee – Perwez – Jodoigne

Le yoga est un miroir pour nous regarder de l'intérieur. BKS Iyengar


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Pourquoi répétons-nous le mantra Soham durant la pratique?

Pourquoi répétons-nous le mantra SO HAM durant la pratique de yoga ?

« Respirer selon la tradition indienne, c’est répéter un Mantra. La vie étant respiration, la respiration se doit d’être un Mantra. »

SO HAM : ce mantra convient pour tous. C’est le mantra naturel de l’être car il fait partie de toute nature. Mantra essentiel pour le yogi, vous le répétez quotidiennement en respirant, de manière inconsciente car c’est le mantra de la respiration, c’est celui qu’on chante tout au long de sa vie, qu’on le sache ou non.

SO HAM : je suis CELA -> je suis la conscience universelle, l’énergie, la source …

Moi, l’être individuel, je prends conscience que je suis l’étincelle de quelque chose d’infiniment plus grand.

La répétition « ajapa », c’est la répétition naturelle de ce mantra : une pratique qui vient sans effort. C’est donc un mantra non chanté, qui se perpétue mentalement par le simple fait de respirer par les narines.

Le son « SO » est produit à l’inspir et le son « HAM » est celui de l’expir. SO : c’est le son qui va vers l’intérieur, on reçoit l’énergie universelle, c’est la perception intériorisée de cette énergie universelle. HAM : c’est le son qui contient une énergie subtile qui va vers l’extérieur, c’est la prise de conscience de son être.

– Selon la YOGATATTVA UPANISHAD, il faut répéter ce mantra pendant 12 ans;

– Selon la HAMSA UPANISHAD, il faut le répéter 21 600 fois en méditant sur 6 chakras.

C’est alors qu’on atteint la connaissance accompagnée des qualités de pouvoir se faire petit comme un atome et d’atteindre la dissolution de l’ego.

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source : yogamrita


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Le psoas, « muscle de l’âme »

Situé au cœur du bassin, et considéré comme un des principaux fléchisseurs de la hanche, le psoas permet au corps de nombreux mouvements et est très important car il contribue à la stabilité du bassin et de la colonne vertébrale. Il assure majoritairement la connexion entre le torse et jambes, rattachant les cuisses à la colonne vertébrale au niveau de l’os de la hanche, il s’étend de la vertèbre T12 à la lombaire L5.

C’est un muscle qui travaille en arrière-plan, qu’on ne ressent pas forcément et qui pourtant influence sur notre posture !

Nous utilisons le psoas pour nous assoir, nous lever, passer de la position couchée à assise, pour marcher, courir, grimper, tourner le torse, etc. Un muscle psoas affaibli ou trop contracté peut être à l’origine d’un grand nombre de maux et de douleurs, notamment de douleurs lombaires ou pelviennes. D’où l’importance d’en prendre soin, en pratiquant certaines postures de yoga, par exemple.

De plus, il est dit qu’étirer et assouplir le psoas peut résoudre les problèmes d’anxiété et d’hypersensibilité ! En effet, ce muscle est considéré comme libérateur des émotions. Il est le reflet de notre état d’esprit de par sa connexion au diaphragme, le muscle de la respiration (le psoas et le diaphragme se fixent tous deux sur le devant des vertèbres lombaires). Il a donc un lien intime avec notre rythme respiratoire, et donc avec notre état émotionnel (car il va de soi que respiration et émotion sont intimement liés) ainsi qu’avec le tronc cérébral mieux connu sous le nom de cerveau reptilien (le tronc cérébral est responsable de plusieurs fonctions dont la régulation de la respiration).

Plus vous serez stressé, plus votre muscle psoas sera tendu, plus votre psoas sera souple, plus vous serez serein!

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source: Yoga journal et www.pyschologue.net

Le psoas, « muscle de l’âme »


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Les 8 branches du yoga c’est quoi?

Le mot yoga signifie à proprement dit « union ».

Il est dérivé de la racine yuj en sanskrit, qui signifie « lier ensemble ». Ce que ce terme désigne principalement, c’est l’union effective de l’être humain avec l’Universel et la Conscience absolue.

Le yoga prend racine entre autres dans une structure élaborée par un certain Patanjali dans les Yoga Sutras. Ces textes fondamentaux du yoga sont des textes qui ont été rédigés ou compilés entre 200 avant J.-C. et 500 après J.-C, sous forme d’aphorismes.

Il y a tout un mythe autour du personnage de Patanjali. On raconte qu’il serait descendu du ciel pour enseigner le Yoga sur la terre. Il se serait métamorphosé sous la forme d’un serpent. (voir photo).

Patanjali a systématisé le yoga en proposant le yoga des huit branches ou Ashtanga yoga (« anga » signifie « membre » et « ashta », huit ). Ces huit branches représentent différents aspects du yoga, qui décrivent une manière plutôt linéaire d’avancer sur cette voie, mais qu’on peut également aborder en parallèle, un peu comme un arbre. Elles démontrent aussi que le chemin du yoga, ça n’est pas seulement se focaliser sur la pratique des asanas (postures). Il y a en réalité 8 branches à la pratique du yoga et les asanas sont une des ces branches (la 3ième).

Afin d’atteindre la dissolution de l’ego et la réalisation de Soi et l’union avec la Conscience absolue qui est le but du yoga, il est recommandé de suivre une discipline (Sadhana) et des règles éthiques, afin d’intégrer dans sa vie quotidienne ces huit étapes :

YAMA – les préceptes éthiques

NIYAMA – les préceptes de discipline

ASANA – les postures physiques aident à garder le corps fort, flexible et détendu. Elles permettent de fortifier le système nerveux et raffinent notre perception intérieure.

PRANAYAMA – les techniques de respiration permettent de développer une constance dans le mouvement de l’énergie vitale (Prana, Chi).

PRATYHARA – le retrait des sens ramène notre attention vers l’intérieur au lieu de l’amener vers des choses extérieures.

DHARANA – la concentration permet de centrer son attention et de cultiver ce « regard vers l’intérieur ».

DHYANA – la méditation permet de supporter l’attention en toutes conditions.

SAMADHI – l’aptitude à devenir un avec l’objet est un retour de l’esprit à son silence d’origine.

Ces 3 dernières étapes sont considérées comme les attitudes intérieures et « états supérieurs » (SAMYAMA) de la voie du Yoga.

8 branches du yoga


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Comment adapter sa pratique de yoga en hiver?

Le repos de la nature avant le grand réveil du printemps

En hiver la nature se met en état de repos : les feuilles des arbres tombent et le flux de leur sève baisse ; les animaux hibernent ; les températures chutent ; la luminosité diminue. La nature fait une pause de plusieurs mois pour se régénérer et prendre des forces avant le grand éveil du printemps.

Bien que cette saison soit une invitation à en faire de même, à dormir un peu plus, à rester au chaud, et à ralentir le rythme, attention cependant de ne pas tomber dans une pratique de yoga qui nous amène dans un état avec un excès de lenteur et de repos.

Selon l’Ayurveda (la médecine traditionnelle indienne), la période de l’hiver est une période d’accumulation de l’énergie Kapha dont les principales caractéristiques sont : le poids, la stabilité, la froid, la lenteur, la douceur, l’onctuosité, la viscosité.

Si nous appliquons les principes du yoga et de l’ayurveda dont les maîtres mots sont équilibre et harmonie, il est important d’adopter une pratique dynamique, fluide et centrée sur la respiration pour stimuler l’organisme et amener de la chaleur.

Cependant, l’hiver est aussi une période où nous avons besoin de pratiques douces pour créer une ambiance favorable à l’introspection et au repos.

Alors quelle pratique de yoga adopter en hiver ?

Une pratique douce avec de longues relaxations ou bien mieux vaut-il se secouer un peu pour dynamiser le corps ?

Si Kapha prédomine en vous, alors ne faites pas de siestes ou de relaxations trop longues. Cependant, si vous ressentez le besoin de vous régénérer, il est bon de pratiquer un yoga nidra (yoga du sommeil) 1 ou 2 fois par semaine, par exemple en début d’après-midi. Il est conseillé de pratiquer un yoga dynamique, qui apportera chaleur dans votre corps, mais en prenant encore plus conscience du mouvement et du souffle pour créer ces moments d’introspection.

Les guerriers (Virabhadrasana) qui renforcent les muscles sont les bienvenus, combinés à des postures qui étirent les muscles et qui stimulent les organes internes abdominaux tels que la Pince (Paschimottanasana) et la Demi-torsion latérale (Ardha Matsyendrasana). N’hésitez pas aussi à pratiquer des postures d’ouverture de la poitrine qui donnent de l’amplitude pulmonaire telles que le Poisson (Matsyendrasana), le Cobra (Bhujang asana) ou l’Arc (Dhanurasana). La Salutation au Soleil (Surya Namaskar) peut être pratiquée le matin. Elle permet de faire circuler l’énergie et de réchauffer le corps. La Salutation à la Lune (Chandra Namaskar) qui fait descendre l’énergie et apaise le corps et le mental, peut-être pratiquée le soir ou en fin de journée.

Les respirations réchauffantes et dynamisantes comme Kapalabhati sont les bienvenues. Les retentions sont des moments suspendus, des moments de pause, d’écoute et d’observation. Accordez-vous aussi des petits moments de méditation en début de journée et/ou en soirée.

Pour prévenir les rhumes, les sinusites, les rhinites, etc, n’hésitez pas à utiliser quotidiennement le Jala Neti. C’est une technique de purification (Kriya) qui est utilisée par les yogis depuis des millénaires. Il s’agit du nettoyage du nez (douche nasale) avec de l’eau salée.

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Les Nadis qu’est ce que c’est?

Le mot sanskrit NADI provient de NAD qui signifie
« mouvement ».

Ce se sont les trajets, les méridiens ou les canaux subtils par lesquels circulent le prana (l’énergie vitale) dans le corps.

La plupart des nadis sont extrêmement subtils. Il y a une liaison très étroite entre les nadis et le corps physique, entre le corps physique et le mental, entre le mental et le prana.

Des textes anciens comme la Shiva-Samhita affirment que le corps contient 350.000 nadis !

Malgré le grand nombre de nadis détectés par les sages yogiques, seuls onze ou douze sont généralement nommés, et on discute de seulement trois d’entre eux: ida, pingala et sushumna. Dans le cas de la plupart des êtres humains, sushumna reste fermé et le prana circule à travers les nadis ida et pingala. Ida et pingala s’entrecroisent le long de la colonne vertébrale; le croisement de ceux-ci sur l’axe central produit un centre énergétique appelé Chakra. Ida et pingala prennent naissance dans le centre d’énergie racine (Muladhara chakra) et le dernier croisement avant la sortie dans les narines est situé dans le centre d’énergie frontal (Ajna chakra).

Ainsi, lorsque nous travaillons Anuloma Viloma, la respiration alternée, aussi appelée Nadi Shodana « la purification des nadis », les 2 principaux nadis ida et pingala sont sollicités : ida pour la narine gauche et pingala pour la narine droite. De cette manière, nos énergies se recentrent et s’harmonisent : les 2 hémisphères cérébraux sont alternativement sollicités et leur activité, ainsi équilibrée.

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Source texte et photo : « the complete guide to Yin yoga » Bernie Clark.
Photo : les nadis illustrés par les sages tibétains de Ratnasara

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La respiration, primordiale dans la pratique du yoga

La pratique du yoga ne s’arrête pas à la réalisation de simples postures (asanas), la respiration est en effet primordiale dans le yoga.

Nous respirons de façon mécanique et inconsciente, en absorbant l’oxygène qui nous est vital et en rejetant le CO2. La respiration et notre état mental sont très liés : vous avez certainement déjà observé que lorsque vous êtes énervés, la respiration s’accélère, est plus saccadée et plus courte et qu’à l’inverse, un état d’esprit calme s’accompagne d’une respiration calme et paisible.

La respiration pratiquée dans le yoga se nomme « Pranayama ». En sanskrit, Pranayama signifie énergie (Prana) et vitalité (Ayama). C’est la pratique du souffle par des exercices qui permettent de maîtriser et d’orienter de manière consciente l’énergie « Prana ».Dans le Hatha yoga, la conscience de la respiration durant la réalisation des asanas est très importante. Les asanas sont toujours associés à une respiration qui les rythme, qui les guide. L’un ne va pas sans l’autre… Cette respiration vous aide à renforcer les muscles alors que vous prenez, tenez ou quittez un asana. La respiration consciente chasse aussi l’agitation pour faire place à un état de sérénité. Quand le mental et la respiration sont en harmonie, les mouvements du souffle sont maîtrisés et contrôlés.

Voici 2 exercices de respiration pratiqués durant le cours de Hatha yoga, avant ou après les asanas :

Anuloma Viloma (la respiration alternée)

C’est un excellent exercice pour équilibrer le système nerveux. Il peut vous calmer lorsque la nervosité vous envahit, vous stimuler lorsque vous vous sentez fatigués et vous recentrer si votre esprit s’égare.Les expirations prolongées entraînent le relâchement des tensions, les profondes inspirations font monter le prana dans le plexus solaire et lorsque vous retenez le souffle, le prana est dirigé vers le 3ième œil, conférant un équilibre mental.

Kapala Bhati (le crâne brillant)

Kapala Bhati se pratique avec des expirations rapides et énergiques. Entre deux expirations, l’inspiration se fait passivement. Cet exercice est aussi classé parmi les kriyas (exercices de nettoyage des organes).De par l’expiration active, Kapala Bhati favorise le rejet de CO2 suivi d’un décrassage de l’organisme.Kapala Bhati augmente aussi la capacité pulmonaire, stimule la circulation sanguine, effectue un massage doux du cœur et nettoie les voies respiratoires dont les fosses nasales. C’est un pranayama énergisant, à pratiquer, par exemple, en cas de fatigue.

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Surya Namaskar & Chandra Namaskar

Quelle est la différence entre Surya Namaskar (la Salutation au Soleil) et Chandra Namaskar et pourquoi et à quel moment les intégrer dans notre pratique?

L’univers est créé dans un état parfaitement équilibré. Le soleil contient en lui la part masculine, chaude et active et la lune la part féminine, fraîche et réceptive.

Le yoga englobe les salutations au soleil et à la lune pour permettre une harmonie parfaite.

Voici quelques bienfaits de Chandra Namaskar et Surya Namaskar et leurs différences :

La Salutation à Lune est donc plus féminine avec des étirements dans les hanches, épaules et tendons. C’est une excellente pratique pour développer la perception de l’équilibre et la fluidité des mouvements de liaison entre les postures.

Quant à la Salutation au Soleil, plus masculine, elle favorise la souplesse de la colonne vertébrale, renforce et tonifie des dizaines de muscles dans tout le corps, augmente la capacité respiratoire et donne du tonus à l’organisme.

Les 2 salutations sont des enchaînements intégraux car leur pratique comporte des asanas (postures), et du pranayama (respiration) qui doit être accordée à chaque posture. Ces séries de mouvements agissent sur le corps tout entier, mettent notre respiration en harmonie et renforcent la confiance en soi et la force intérieure.

La Salutation à la Lune invitant à ralentir et appelant à la relaxation, est une pratique à faire de préférence le soir.

La Salutation au Soleil, quant à elle, pratique tonifiante et revigorante, est à faire de préférence le matin.

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